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lundi 14 mars 2016

(Les) orange(s) de Noël

En cette saison, à moins d'être en altitude au milieu de forêts de conifères, les arbres perdent leurs couleurs et leurs feuilles, laissant apparaître un temps souvent terne et maussade. La campagne en hiver a ce quelque chose de désolant qui la rend austère et nous pousse dans nos retranchements, au point de ne trouver de réconfort qu'auprès de la chaleur d'un feu de cheminée ou de bons petits plats. Les lumières hivernales ont pourtant cette magie que j'aime tant, et les nuits sont longues et douillettes.





L'orange de Noël, autrefois fruit de luxe de par sa rareté, était traditionnellement déposée la veille de Noël dans un soulier comme unique cadeau aux enfants. Largement répandue aujourd'hui, il serait dommage de s'en priver. Voici une version légèrement modifiée du fondant renversant à l'orange publié il y a quelques années. Gorgé de jus d'orange, son moelleux devient suave et se mariera parfaitement, pour davantage de gourmandise, avec un fondant au chocolat dont la recette se trouve ici pour les plus patients,  pour les plus empressés.



Pour 
le moelleux à l'orange
175g de farine / 175g de sucre / 175g de beurre / 3œufs / 125g de sucre glace / 4 oranges / 1 demi sachet de levure 
Travailler le beurre ramolli et le sucre en poudre au fouet électrique. Casser les œufs un à un, mélanger et ajouter la farine et la levure, puis le zeste de deux oranges et un jus. Beurrer et fariner un moule, mettre au four moyen (T4) pendant quarante minutes. Faire fondre le sucre glace dans trois jus d'oranges à feux doux, en imbiber le gâteau.







Encore quelques jours pour profiter de l'hiver… Verrais-je la neige d'ici là ?



"Si notre vie manque de soufre, c'est-à-dire d'une constante magie, 
c'est qu'il nous plaît de regarder nos actes et de nous perdre en considérations sur leurs formes rêvées, 
au lieu d'être poussés par eux"
Antonin Artaud (Le Théâtre et la culture)1935 __


mardi 23 février 2016

Winter Tiramisu aux épices

Je peine à écrire, à trouver les moments opportuns et l'envie de venir ici… Un sentiment qui n'est pas nouveau, accru par la morosité qui s'est sournoisement installée ces derniers mois. Mais cet espace existe avant tout pour les autres, et il n'y a rien de plus touchant que de recevoir ce genre de commentaire d'un(e) lecteur(trice) inconnu(e) suite à mon avant-dernier billet : "je comprends, mais grâce à toi, on s'émerveille à nouveau, on sourit, on retrouve l'envie". Alors je persévère. D'autant que de mon côté, je me nourris quotidiennement des mots des autres - je prends parfois un plaisir outrancier à les découvrir lors de ces rendez-vous ponctuels éparpillés sur la toile. 




Rien de tel qu'un dessert doux et gourmand pour réconforter les âmes esseulées en ces longues soirées d'hiver. Ce merveilleux tiramisu dégouline à souhait de saveur et de tendresse, mariant délicieusement la poire et le marron. Sur une lumineuse idée de ma sœur qui a trouvé la recette ici.


Pour le Tiramisu épicé
2 poires / 2 œufs / 40g de sucre blanc / 250g de crème de marron / 250g de mascarpone / 25g de beurre / 1 pain d'épices / un bol de café / cacao en poudre
Couper quatre tranches de poires et le reste en petits cubes. Les faire dorer séparément dans le beurre et la moitié du sucre. Réserver au frais. Séparer les blancs des jaunes des œufs, fouetter les jaunes avec le reste de sucre jusqu’à ce qu’ils soient très gonflés. Ajouter le mascarpone et la crème de marron, sans cesser de fouetter. Ajouter les cubes de poire, à la spatule. Battre les blancs en neige et les incorporer à la préparation aux poires. Couper le pain d’épice en tranches d'un demi centimètre d'épaisseur et les passer dans du café chaud, rapidement, sur les deux faces. Les étaler dans une ou deux assiettes. Garnir les poires de crème, en alternant avec des tranches de pain d’épice. Réservez huit heures au frais. Sortir le tiramisu du réfrigérateur et y déposer les lamelles de poires, saupoudrer de cacao et servir aussitôt.



mercredi 7 octobre 2015

Les mirabelles, et l'envoûtement des dunes landaises

Quinze jours sous l'emprise de la magie de l'océan… je ne me lasserai jamais de la vue de l'horizon tantôt vaporeux, tantôt aiguisé, ni du son continuel du ressac qui m'a bercée jour et nuit durant ce séjour hors du temps, ou encore de ces grains de sable de la dune nichés un peu partout comme des milliers de compagnons silencieux. Un paysage aux teintes chaque jour renouvelées, propice à l'évasion et à la volupté, et un quotidien rythmé par le climat ambiant. Une bulle de sérénité qu'il fût terriblement difficile de quitter… et une belle façon de clôturer l'été sur les Dunes comme à son commencement.




Pour la tarte aux mirabelles
Pour la pâte : 125g de beurre salé / 250g de farine / 130g de sucre, moitié blanc moitié roux
Pour la garniture : 1 kilo de mirabelles / 10cl de crème fraîche / 3 cuillères à soupe de miel / 50g de poudre d'amande
Préparer la pâte sablée : dans une casserole faire fondre le beurre, y ajouter le sucre, puis la moitié de la farine. Hors du feu, verser le restant de farine, compléter éventuellement en quantité de farine, de façon à obtenir une pâte friable tout en restant souple. Disposer la pâte en la soudant avec les doigts dans le moule à tarte préalablement recouvert de papier sulfurisé. Passer à blanc à four chaud dix minutes. Préparer le fond de tarte en chauffant dans une casserole la crème, le miel et la poudre d'amande. Le verser sur la pâte et recouvrir des mirabelles entières, saupoudrer de sucre. Remettre la tarte au four 30 min. Une fois sortie, laisser refroidir afin que la pâte durcisse, puis glisser sur un plat à tarte.






"Seuls les yeux ne vieillissent jamais : l'âge passe et ne touche pas le regard."
Tahar Ben Jelloun, L'auberge des pauvres __






lundi 24 août 2015

La ronde des tartes estivales

Pendant les vacances il est souvent bien bon de ne rien faire pour profiter pleinement du temps qui passe. Mon activité principale est cependant souvent tournée vers la cuisine - que j'alterne avec de longues nuits récupératrices, mais je privilégie les recettes simples et rapides à faire. Les tartes reviennent régulièrement au menu. L'incontournable tatin d'endives au curry, la tatin à la betterave, celle aux oignons-échalotes ou celle aux tomates (à l'envers comme à l'endroit) côté salé, et des tartes aux fruits de saison côté sucré : rhubarbe pour la première, et mûres du jardin pour la seconde, toutes deux faites avec une pâte sablée minute qui peut s'avérer très utile si vous n'avez pas de four à disposition, car elle se fait… à la casserole (je l'avais déjà utilisée ici,  ou encore ). Ces tartes ont rythmé mon séjour creusois teinté de ciels tantôt orageux, parfois ensoleillés.




Pour la tarte à la rhubarbe
Pour la pâte : 125g de beurre salé / 250g de farine / 130g de sucre, moitié blanc moitié roux
Pour la garniture : un bouquet de tiges de rhubarbe / un bouquet de menthe fraîche
La veille, faire dégorger la rhubarbe dans du sucre. Préparer la pâte sablée : dans une casserole faire fondre le beurre, y ajouter le sucre, puis la moitié de la farine. Hors du feu, verser le restant de farine, compléter éventuellement en quantité de farine, de façon à obtenir une pâte friable tout en restant souple. Disposer la pâte en la soudant avec les doigts dans le moule à tarte préalablement recouvert de papier sulfurisé. Passer à blanc à four chaud dix minutes pour éviter que la pâte ne boive le jus de la rhubarbe. La recouvrir de la rhubarbe, et la remettre au four 20 min. Une fois sortie, disposer les feuilles de menthe, laisser refroidir afin que la pâte durcisse, puis glisser sur un plat à tarte.







Pour la tarte aux mûres
1 pâte sablée / 70g de poudre d'amandes / 1 œuf / 60g de sucre en poudre / 100g de beurre / 1 gousse de vanille / kirsch
Préparer la même pâte sablée que dans la précédente recette, la faire cuire à blanc dix minutes à four chaud. Réaliser une crème d'amandes en mélangeant la poudre d'amandes avec le sucre, les grains de la gousse de vanille, puis le beurre pommade, l'œuf battu et une larme de kirsch. La verser sur la pâte et disposer les mûres, saupoudrer de sucre et enfourner de nouveau quinze à vingt minutes à 180°C. Laisser refroidir avant de démouler.






mardi 4 août 2015

Le moelleux aux abricots & aux pêches

Les insomnies de ma mère ont du bon : à mon réveil un matin de juillet, elle s'était déjà affairée en cuisine et un beau gâteau, entre autres, nous attendait. Un moelleux aux abricots & aux pêches - parfait pour le petit-déjeuner mais aussi le goûter, inspiré d'une recette du blog Cuisine et Gourmandises






Pour le moelleux aux abricots & aux pêches 
160 g de farine / 200 g de sucre / 50 g de beurre fondu / 15 cl de lait / 2 œufs / 4 abricots / 2 pêches jaunes / 3 pêches blanches / 1 paquet de levure chimique

Mélanger les jaunes d'œufs avec le sucre puis ajouter la farine, la levure, le beurre et le lait. Incorporer délicatement les blancs montés en neige. Coupez les fruits en morceaux, les ajouter à la préparation. La verser dans un moule à manqué et cuire au four préchauffé à 150°C pendant 10 minutes. Augmenter alors à 180°C pendant encore 10 à 15 minutes.



lundi 16 juin 2014

Le risotto aux asperges de Châtelus et le Creusois

En avril, j'ai filé au vert en Creuse, pour me ressourcer. J'ai découvert une région pleine de charme, non sans rappeler le Cantal que je connais bien. Très arborées et vallonnées, les parcelles sont délimitées par des murets de pierre ou des enfilades d'arbustes. Quelques vaches vaquent de-ci de-là, mais dans l'ensemble les paysages sont vierges de vie : calme et nature dominent. 



Nous étions tous des becs salés lors de ce séjour, et pourtant, nous avons au bout de quelques jours eu une pulsion sucrée. Desserts et friandises ont fait leur apparition au menu, avec dans un premier temps la tarte marbrée citron/chocolat, puis le fameux fondant express au chocolat. Au passage, nous avons vérifié que les vins de la cave n'étaient pas bouchonnés, afin de parfaire nos repas.  





Il est de mise dans mon entourage, quand on passe du temps dans une maison de campagne - ou de mer, ou de montagne -, de bien manger. Disons plutôt que toute activité est centrée principalement autour des repas. La phrase "Que va-t-on manger ?" rythme les journées (courses, préparation du déjeuner, du diner, apéro…). De fait, ce séjour en Creuse s'est avéré gargantuesque. Un exemple avec ce risotto aux asperges, champignons et lard dont nous nous sommes resservis pas moins de… trois fois (quatre ? …), parce que "ce serait dommage de manger la même chose demain". Mais surtout, c'était si bon. Risotto que nous (enfin surtout miss G.) avons fait pour utiliser le bouillon maison, réalisé à partir de la carcasse du poulet qui lui, nous a tenu pas moins de trois repas.


Pour le Risotto aux asperges, lard et champignons
350g de riz 'arborio' pour risotto / copeaux finement coupés de parmesan / 200g de champignons de Paris / 1 oignon / 1 botte d'asperges vertes fraîches / 1 bouillon cube ou 1 bouillon maison de poule / 6 tranches de lard fumé / beurre, sel, poivre
Rincer puis faire revenir les asperges à la poêle avec un peu de beurre. Les couper en tronçons égaux, réserver les têtes. De même, faire griller le lard dans une poêle au préalable, réserver. Faire chauffer un bouillon cube dans de l'eau, le garder frémissant. Faire revenir l'oignon dans de l'huile d'olive et du beurre, saler poivrer, verser une louche de bouillon, poursuivre la cuisson un quart d'heure tout en continuant d'y incorporer le bouillon. Y ajouter le riz à feu vif, façon pilaf, pour qu'il devienne translucide, remuer sans cesse jusqu'à complète absorption de l'eau. Ajouter les asperges (sauf les têtes), et les deux-tiers des copeaux de parmesan. Incorporer du beurre à la fin, couvrir quelques minutes, puis décorer des têtes d'asperges, des tranches de lard et du reste de copeaux de parmesan. Servir, apprécier.





Comme partout où je me promène, j'aime découvrir les spécialités locales. En Creuse, elles se comptent sur les doigts de la main - du fait d'un terroir pauvre - mais n'en sont pas moins alléchantes : le Fondu Creusois à base de "Gouzon", fromage de pays au lait de vache (servi en nappage avec une assiette de frites, une omelette et du jambon du pays, si si), la Potée Limousine, la Flognarde (clafoutis), le Pâté de pommes de terre (délicieux, soit dit en passant)… mais ce qui nous intéresse ici, c'est le Creusois, moelleux pur beurre aux noisettes, qui se dévore sans même y penser. Pour la petite histoire, le véritable Creusois était traditionnellement cuit et vendu par les moines dans des tuiles creuses.


Pour le Creusois
2 verres de noisettes / 4 verres de sucre / 3 blancs d'œufs / 1 poignée de farine / 100 g de beurre fondu
Concasser les noisettes, les passer à la poêle, puis les écraser avec le sucre. Mélanger aux blancs d'œufs préalablement montés en neige et à la farine. Ajouter le beurre fondu, bien remuer. Passer au four T6 (180°C) vingt minutes environ.




Nous avons tout de même entrecoupé nos repas de quelques balades dans les environs, et de moments magiques propres à l'ambiance de cette maison chargée d'histoire et de vie, nichés dans un fascinant atelier sous les toits à l'abri des orages, écoutant de vieux disques pour mieux s'imprégner du lieu…




mercredi 26 février 2014

La forêt et la non-génoise aux fruits rouges pour rappeler l'été

Je me fais rare ces temps-ci. Mais tout de même. Suite à cette décision prise il y a quelques mois, je m'aperçois que photographier, écrire et partager font partie de moi, et qu'il n'est pas si simple de tout abandonner. D'autres projets ont mûri dans ma tête, j'y travaille, mais cela va prendre un peu de temps avant qu'ils n'aboutissent, et, de fait, je reviens un peu ici partager avec vous quelques moments glanés de-ci de-la. En attendant autre chose…



En attendant que l'hiver pointe réellement le bout de son nez, on ouvre son congélateur et on en sort les groseilles mises en réserve à la fin de l'été pour concocter un gâteau qui, l'air de rien, nous rend si addictif qu'on y revient maintes fois reprendre juste un petit morceau, comme ça en passant. Une recette réalisée par ma maman, qui s'est inspirée de la génoise sans vraiment suivre la recette classique, et qui, à défaut de beurre doux, en a utilisé du salé - pour notre plus grand bonheur, probablement responsable de l'envie de reprendre encore et encore une petite part.


Pour le
gâteau "non-génoise" aux groseilles
300 g de groseilles congelées (ou attendre celles de cet été) / 3 oeufs / même poids de sucre, de farine, de beurre (salé) / 1 paquet de sucre vanillé / 1 paquet de levure / 1 cc bicarbonate alimentaire
Peser les œufs. Prendre le même poids de sucre, de farine et de beurre. Faire fondre le beurre, préchauffer le four à 150°C. Dans un saladier, mélanger le sucre, le sucre vanillé et le beurre fondu. Ajouter les œufs cassés un à un. Fouetter. Ajouter la farine et la levure. Mélanger. Mettre les groseilles dans un moule à manqué beurré. Verser la pâte et cuire 35 minutes environ à four chaud (150°C/175). Ou mélanger les groseilles à la pâte avant de verser dans le moule, pourquoi pas.



C'est difficile de tenir une constance sur un blog, pas dans le rythme, mais dans la forme. Notre regard sur le monde change avec le temps : les envies et les goûts évoluent, peu à peu on se recentre sur des axes qui nous paraissent plus essentiels (on s'affirme, en quelque sorte), et de façon plus définie. Cela pourrait s'apparenter à de la maturité, tout simplement. Jusqu'à un certain point. Où l'on butte. Et, alors, on a l'impression d'être arrivé au bout… de rentrer dans une routine… et la routine et moi, ça fait deux. Je n'ai pas choisi la façon dont j'exerce mon "vrai travail" (mon gagne-pain) par hasard, je suis ce qu'on appelle dans le jargon des métiers artistiques "indépendante". Par choix. Parce que je suis curieuse, que je ne tiens pas en place, que j'aime le mouvement, le changement. J'aime le confort, mais il faut qu'il soit riche et justifié. Et puis il y a toujours cette question : "à quoi bon, quel est le propos de ce blog ?". Après tout, le "culinaire" est avant tout un plaisir futile, un sujet vaste dans lequel j'estime ne pas transmettre toute la sensibilité qui m'habite. J'aimerais raconter des histoires autrement… et pourtant ce sujet reflète tout ce que j'aime dans la vie, qui pourrait se réduire à un seul mot : épicurien. Alors, encore un moment, sûrement, je réapparaitrai ici de temps à autre.

mardi 7 janvier 2014

Les lueurs du Salève, et les florentins

Le Salève (montagne des Préalpes située en Haute-Savoie), appelé également « balcon de Genève », offre des paysages à couper le souffle : un versant sur la plaine genevoise jusqu'aux Monts Jura, l'autre sur les Alpes et le Mont-Blanc… Je me suis régalée d'un crépuscule d'une luminosité diffuse unique, le coucher de soleil enflammant le ciel azuré de teintes roses orangées, les vastes étendues de montagnes baignant ainsi dans une ambiance lunaire. Un doux rêve éveillé.



Je suis revenue de Suisse avec tout plein de tablettes de chocolat - consommées en un temps record, et ma préférence est allée sans hésiter aux Florentins version tablette, un vrai délice. J'ai tenté, en vain, d'en garder une de côté pour la partager avec mes proches… la culpabilité n'étant pas mon fort, j'ai donc décidé de les faire moi-même - ainsi que les écorces d'orange confites, bien meilleures faites maison - pour compenser cet acte manqué.






Je me suis inspirée pour les écorces d'orange confites de la recette de Sandra, auteur du blog Le Pétrin. Elles sont à réaliser la veille, songez-y avant de vous lancer dans votre préparation des florentins. Vous pouvez, si votre gourmandise n'a pas raison de vous, les conserver dans une boite en métal en prenant soin de séparer chaque florentin par une feuille de papier sulfurisé ou de cellophane.


Pour 20 petits florentins 
100 g d'écorces d'orange confites / 100 g d'amandes effilées / 150 g de sucre / 50 g de miel / 150 g de crème fraîche / 60 g de farine / 200 g de chocolat fondant
Couper les écorces d'orange confites en tout petits morceaux, les mélanger aux amandes dans un bol, réserver. Verser dans une casserole le sucre, le miel et la crème fraîche. Cuire 5 minutes en mélangeant avec une spatule en bois. Ajouter à ce mélange les fruits et la farine. Mélanger. 
Faire chauffer le four à température moyenne (180°C). Sur une plaque recouverte de papier sulfurisé, faire des petits tas réguliers aplatis avec la pâte en les espaçant un peu. Faire cuire au four 10 à 12 minutes. Laisser refroidir puis décoller avec une spatule. Les retourner. Râper le chocolat, le faire fondre au bain-marie tout en remuant. L'étaler à la spatule sur la surface plane des florentins et les laisser durcir sur une grille. 


Je vous laisse avec une vue de Genève dessus / dessous l'épaisse nappe de brume qui recouvre régulièrement la ville et le lac Léman, s'apparentant de haut à une mer limpide et laiteuse venant caresser les montagnes qui en émergent.