mercredi 4 septembre 2013

En attendant…

Après une grosse remise en question de ce blog ces derniers mois, où j'avais enfin pris une décision au tout début de mes vacances - celle de l'arrêter, je me suis retrouvée en Andalousie où plein de souvenirs confus et heureux me sont revenus de ma tendre enfance. L'Espagne est chère à mon cœur, et je me suis rappelé ce livre que j'ai écrit il y a maintenant deux ans, construit autour de cinq lieux dont la Costa Brava au Nord-Est de l'Espagne, et d'autres endroits dont je n'ai pas encore parlé sur ce blog (mis à part la Côte d'Emeraude ici, ici ou encore là et là). Et pourtant, la matière, je l'ai. J'ai plein de photos, de bonnes adresses, et j'ai eu envie de nouveau de partager tout cela ici. 

Alors une dernière fois en tous cas, je vais vous faire voyager un peu, avant de voir ce que je fais de cet espace (l'abandonner, changer son rythme, sa forme, son contenu, le faire évoluer… ? le mettre en pause, certainement, quelques temps, prendre du recul).

Et en attendant de vous livrer ces moments d'évasion (je parlerai d'Italie, d'Espagne, de Bretagne mais aussi du Liban), je vous laisse avec quelques instantanés de cet été de l'Ile de Bréhat, d'Eure & Loir et d'Andalousie, faites avec mon téléphone car je n'avais pas pris mon appareil photo (volontairement…). Ceux qui suivent ma page FB les connaissent déjà, c'est d'ailleurs là que je continue de poster sous forme de brèves les bonnes adresses parisiennes ou autres, qui viennent compléter celles donc j'ai parlé sur ce blog (à parcourir sous forme de liste ou d'article). Pour ne pas totalement perdre le fil de mon univers, je vous invite donc à consulter cette page de temps à autre, car, malgré mes doutes concernant Melopapilles, ma passion culinaire est loin d'être assouvie !



▲ Andalucía / Espagne / Puerto Banús / Marbella / Baños Romanos La Hedionda / Castillo de Castellar / Tarifa











▲ Eure & Loir / France












▲ Île de Bréhat / Côte d'Armor / Bretagne / France








jeudi 27 juin 2013

La nouvelle Table d'Aligre



Ce jour là j’avais l'esprit préoccupé par tout sauf mon blog… je n’ai même pas sorti mon appareil, je voulais juste me laisser porter par l’instant. L'endroit mériterait pourtant un bel article illustré de photos mettant en valeur le lieu et les plats... mais ce n'est que partie remise. (En attendant, d'autres l'ont si bien fait, allez jeter un œil sur les billets de Julie et de Laurent qui ont partagé ma « Table » ce jour-là). Je resterai donc sur une impression furtive mais tenace, gardant un très bon souvenir de cette belle et douce journée et de ce moment enchanteur, de cet intérieur traversé par les rayons de soleil, de cet instant de plénitude et de volupté, de ce sentiment de prendre le temps, enfin.








Plus précisément, dans l’assiette (particulièrement conséquentes), les entrées m'ont emballée et les plats un peu moins, le dessert quant à lui m'a intriguée et laissée dubitative. Cacao non sucré doublé de l'amertume de l'oseille.

Entrées. Terrine de pigeon et pickles, mesclun / Poireaux crayon (œuf mollet de volaille de race ancienne de Barbezieux, cendre de poireaux / Poissons immodestes d’Yeu (tartare de turbots, dorade royale et bar), fleurs et feuilles sauvages cultivées / Fraises comme une tomate, treccia di buffala, huile d’olive fruité vert
Plats. Bar de ligne d’Yeu snacké, condiment d’herbes olivres, câpres, jeunes épinards / Agnelle d’Yeu rôtie sur l’os, mousseline de carottes orange safranée
Dessert. Mousse de chocolat Cuba à la crème d'oseille.


L’espace et le décor sont magnifiques, créant un univers qui me ressemble : je m’y suis sentie tout de suite à l’aise. Il est rare de ressentir ce sentiment d’appartenance à quelque chose qui nous est à priori étranger… Autant le dire franchement, la Table de Bruno Verjus m’a séduite. J'ai d'autant plus apprécié rencontrer son propriétaire, un personnage qui colle parfaitement à sa cuisine - que je qualifierais de nature et d’authentique. Certains s’arrêteront sur les prix, certes élevés, mais justifiés par la qualité des produits d’exception. Et puis, quand on aime, on ne compte pas...


Table, 3 rue de Prague, Paris XIIe


mercredi 5 juin 2013

La tatin d'échalotes et les muffins aux champignons de Jamie

Je suis allée dernièrement à la présentation du magazine version française de Jamie Oliver. Oui, vous ne rêvez pas, plus besoin de traverser la manche pour se le procurer ou de se le faire ramener par des amis visitant l'Angleterre, car il est désormais traduit et disponible partout en France. Son contenu est au deux tiers celui de son cousin anglais, et pour le reste les reportages s'adaptent à la France. Mi-british, mi-frenchie. Pour résumer, Jamie, c'est un peu LA star de la cuisine anglaise. Il s'est tout d'abord fait connaitre par ses émissions de cuisine télévisées, puis a sorti un grand nombre de livres et ouvert pas moins de sept enseignes de restaurants à Londres, déclinées dans plusieurs villes d'Angleterre et du monde entier. Grand baroudeur, il ne cesse de transmettre sa passion et ses découvertes au travers de ses émissions, de ses livres et de son magazine. Il est enfin possible d'en profiter un peu plus avec le Jamie Magazine que vous trouverez dans tous les kiosques de journaux.



Pour illustrer cet article, j'ai choisi deux recettes du magazine de mai/juin (le premier numéro en version française). Tout d'abord les muffins aux champignons et pancetta. Vous pouvez les accompagner d'une salade ou d'une soupe, aux asperges par exemple, ou les servir à l'apéritif, légèrement tiédis.


Pour 12 muffins champignons et pancetta
200 g de farine / 2 c.s. de levure / 1 demi c.c. de bicarbonate de soude / 25 g de pignons / 50 g de parmesan râpé + 10 g / 250 g de yaourt 
/ 2 œufs / 4 c.s. d'huile d'olive / 200 g de champignons / 4 tranches fines de pancetta / sel / poivre
Préchauffer le four à 200°C. Tapisser une plaque à pâtisserie de 12 caissettes de papier cuisson. Mélanger la farine, la levure, le bicarbonate de soude, les pignons préalablement grillés, le parmesan, le sel et le poivre. Dans un deuxième saladier, fouetter les œufs avec le yaourt et l'huile d'olive, puis verser cette préparation sur le premier mélange et continuer de remuer jusqu'à l'obtention d'une pâte grossière. Ajouter les champignons et la pancetta revenus dans un peu d'huile d'olive. Répartir dans les caissettes, saupoudrer de parmesan et enfourner 15 minutes.


Une autre recette m'a fait de l'œil : la tarte tatin d'échalotes. C'est une pure réussite - bien que je n'ai pas réalisé la pâte feuilletée maison. Elle est encore meilleure réchauffée car les oignons seront alors parfaitement confits. Jamie suggère d'y ajouter à la sortie du four des copeaux de parmesan ou des tranches de fromage de chèvre, je suis certaine que c'est extra, mais j'ai complètement oublié de les utiliser tellement nous avions hâte de gouter la tarte.


Pour la tarte tatin oignons-échalotes
750 g d'oignons et échalotes épluchés / une noisette de beurre / huile d'olive / brins de thym / 1 demi c.s. de sucre / 1c.s. de vinaigre balsamique / 250 g de pâte feuilletée / copeaux de parmesan ou fromage de chèvre / sel, poivre
Préchauffer le four à 200°C. Couper les petits oignons en gros morceaux. Dans un plat à tarte allant sur le gaz, faire fondre le beurre dans un filet d'huile d'olive, ajouter le thym, les échalotes et les oignons, saupoudrer de sucre, verser un filet de vinaigre balsamique et assaisonner. Laisser mijoter à feu doux 15 minutes en remuant de temps en temps. Dérouler la pâte, retirer le moule du feu et le recouvrir soigneusement avec la pâte en rentrant les bords à l'intérieur du moule, puis enfourner 20 à 25 minutes pour que la tarte soit dorée et croustillante. Garnir de copeaux de parmesan ou de fromage de chèvre.




lundi 3 juin 2013

Little trip in Berlin {7}

Après vous avoir parlé de quelques restaurants à découvrir dans la capitale allemande, je vais vous confier mes bonnes adresses de bars et de cafés. Dont certaines que je fréquente (au moins) une fois lors de mes passages à Berlin, à défaut de ne pouvoir y aller tous les jours. Ainsi, Nathanja & Heinrich déjà évoqué ici, où il est un plaisir de s'installer le long des baies vitrées, pour boire un Gin Basil-Smash, délicieux cocktail à base de Gin, basilic, citron vert et sucre de canne, dans les derniers rayons de soleil, tout en écoutant les vinyles brésiliens que passe le serveur. J'ai une fâcheuse tendance à toujours prendre ce que j'ai aimé une première fois, et ce sans regret (car il parait que les autres cocktails sont tout aussi bons). Dans le même quartier de Neuköll, le Tier est également réputé pour ses cocktails. J'apprécie toujours autant ce bar pour son atmosphère feutrée et chaleureuse. Encore pour les amateurs de cocktails ingénieux et réussis, le Green Door est une adresse incontournable dans le quartier de Schönberg. L'ambiance est tout à fait différente des deux précédents bars, plus "lounge" et classe, les serveurs sont d'une rapidité et d'une dextérité impressionnantes. Il faut oser ici les mélanges improbables : le Prince Of Wales par exemple est à base de Cognac, Bénédictine, liqueur d'orange, bitter (liqueur à base de plantes) et champagne Roederer Brut Premier. Rien que ça. Estomacs fragiles s'abstenir, je vous conseille de rester sur des classiques tels que le Gin Tonic, d'une réussite pour moi sans précédent.


Nathanja & Henrich, Weichselstraße 44, 12045 Berlin (Neukölln)
Tier, Weserstraße 42, 12045 Berlin (Neukölln)
Green Door, Winterfeldtstraße 50, 10781 Berlin (Schöneberg)


En parcourant le blog de Sandra Juto, j'ai essayé de concorder les adresses des cafés dont elle parlait qui me plaisaient et les rues que je parcourais. J'ai ainsi découvert un dimanche après-midi dans le quartier de Kreuzberg le café Luzia, installé dans une sorte de grand loft industriel typiquement berlinois (murs défraichis, fauteuils dépareillés en velour rouge, lampes rétros, grands miroirs dorés…) éclairé aux bougies jour et nuit. Il y réside une atmosphère particulière, paisible et rassurante, et l'on sent que l'endroit se transforme à la tombée de la nuit et connait alors une pleine effervescence.


Luzia, Oranienstraße 34, 10999 Berlin (Kreuzberg)



Je suis bien bien sûr passée voir mon amie Mrs T. dans son tout récent café Two & Two dont j'avais relaté l'ouverture en décembre. Le lieu s'est animé depuis ce premier jour, ne désemplit pas et propose chaque semaine de nouvelles choses à manger. Ce jour-là, c'était une tarte aux asperges vertes et au speck, une quiche aux champignons et un gâteau au chocolat… tellement régressif : je vous laisse apprécier la photo qui parle d'elle-même. Idéal avec un café-Chemex, mon premier café filtre digne de ce nom à Berlin en dix ans, pour nous les français adeptes de l'expresso et du café un minimum corsé.



On ne vient pas forcément chez Two & Two pour prendre son café sur le pouce. Il est facilement tentant d'y rester des heures, pour bouquiner, travailler, feuilleter les revues à disposition, flâner devant les petits objets de papeteries et autres en vente qui trainent sur le comptoir. Et puis, maintenant que les beaux jours font - enfin - leur apparition, rien de mieux que de profiter de la terrasse désormais installée et de la douceur de l'air printanier.


Two And Two café, Pannierstr. 6, 12047 Berlin (Neukölln)