mercredi 14 juillet 2010

Aux deux Canards


Voilà une belle enseigne typiquement parisienne des Grands-Boulevards, bien franchouillarde sur les plats et de par l'accueil de Gérard, le patron. Car impossible de passer la porte (verrouillée) sans découvrir la petite histoire de ce restaurant, qu'il raconte avec délectation : le nom des Deux Canards lui vient de la seconde guerre mondiale, à l'époque une imprimerie, au service de Vichy en journée, et clandestine la nuit. D'où la porte fermée de jour par précaution, tradition encore en place aujourd'hui.  Une fois rentrés, Gérard nous présente, bocaux après bocaux, le secret de fabrication des oranges confites et leurs différents stades de maturation, le vin de noix, préparé avec soin, et les recettes plus originales les unes que les autres (réalisées par Catherine, la maman), et qui font toute la spécificité de ce restaurant. Attention âmes sensibles, il faut avoir un solide appétit et aimer la bouteille pour apprécier ce moment à sa juste valeur, même à l'heure du déjeuner. Inutile de prévoir une après-midi sur-chargée, seule la sieste vous parlera. Nous commençons par goûter les vins de noix et d'orange, en attendant les entrées : petits sépias poêlés à l'huile d'olive, et os à la moelle au gros sel. Un régal. Viennent ensuite les plats, j'ai déjà testé un bourguignon de canard au miel d'orange - confite of course, et les aiguillettes de canard au café, très curieux, intéressant mais pas mon préféré, ça reste très amer et surtout trop fort de café comme on dit ;) Viennent ensuite la farandole de fromages, du munster accompagné de graines de carvi et de zestes d'oranges, environ 5/6 boîtes plus ou moins avancées, de quoi ravir les amateurs, et refouller les collègues l'après-midi. Tout ceci accompagné de bouteilles de Coteaux du Languedoc Mas du Novi. On en ressort repus, le sourire aux lèvres.
Les Deux Canards, 8 rue du Faubourg Poissonnière dans le 9e






dimanche 27 juin 2010

Love tartelettes


… ou comment récupérer son homme un soir de Coupe du Monde. La recette de la première tartelette (tirée d'un Elle à Table), pistaches & cerises, m'a été envoyée par courrier : un message on ne peut plus clair. Aussitôt vue aussitôt faite, avec les cerises juteuses du jardin. Il me restait de la pâte, j'ai donc confectionné deux autres tartelettes, celles-ci à la compote de rhubarbe & groseilles du jardin.


Pour 4 tartelettes pistache & cerises et rhubarbe & groseilles
PÂTE À TARTE 75g de beurre salé / 
125g de farine / 65g de sucre, moitié blanc moitié roux
GARNITURE tartelette pistaches/cerises : 200g de cerises / 40g de pistaches émondées non salées / 1 œuf / 30g de sucre / 30g de beurre
GARNITURE tartelette rhubarbe/groseilles : 50g de groseilles / compotée de rhubarbe (cf. ici / sucre roux
Équeuter les cerises et les dénoyauter, les couper en deux. Les mettre dans un bol, puis récupérer les jus rendu au tamis. Préparer la pâte sablée : dans une casserole faire fondre le beurre, y ajouter le sucre, puis la moitié de la farine. Hors du feu, verser le restant de farine, compléter éventuellement en quantité de farine, de façon à obtenir une pâte friable tout en restant souple. Disposer la pâte en la soudant avec les doigts dans les moules à tartelettes préalablement recouverts de papier sulfurisé. Passer à blanc à four chaud dix minutes. Mixer les pistaches, l'œuf, le sucre le beurre et le jus de cerises. En garnir deux tartelettes et recouvrir des moitiés de cerises, et les deux autres de compote de rhubarbe. Passer au four 15 minutes. Une fois sorties, disposer sur ces dernières tartelettes les groseilles, sur les autres quelques pistaches concassées.





jeudi 24 juin 2010

Taboulé persillé pommes-raisins


Ce n'est pas la saison des tomates qui viennent juste d'être plantées, en revanche le persil pousse à foison, et les envies de taboulé réapparaissent. J'ai donc remplacé les tomates par des pommes, et agrémenté le tout de zestes de citron, d'olives violettes et de raisins au vinaigre de vin. Très frais, parfumé, délicieusement surprenant. Nous l'avons mangé avec une belle côte de bœuf cuite au barbecue, et des asperges vertes à peine revenues dans du beurre.


Pour le
taboulé persillé pommes-raisins

1 gros bouquet de persil plat frais / 3 pommes / 3 oignons blancs ou cébettes / 60 g de raisins blonds / 10 grosses olives violettes / 1 citron non traité, pour le jus et le zeste / vinaigre de vin vieux / huile d'olive 
Faire tremper un quart d'heure les raisins dans le vinaigre de Vin Vieux. Couper les légumes en tous petits dés, hacher le persil et le zeste du citron. Mélanger les ingrédients et assaisonner d'huile d'olive et de jus de citron.




Plantations de tomates



Début juin nous avons planté les nombreux pieds de tomates qui germaient depuis quelques semaines. Un gros boulot vu la quantité (une quarantaine de plants), mais qui sera récompensé : tomates noires, cœurs de bœuf, tomates cerises, ce sera le petit bonheur de la fin de l'été. Il n'y a qu'à voir l'an dernier, et les recettes qui ont suivi, dont je fais un petit récapitulatif :

Apéro
Le gaspacho

Conserves

Plats










mardi 22 juin 2010

La garrigue s'invite pour le café


Ce coffret que la Maison du Chocolat a sorti pour l'été propose des parfums aux couleurs du Sud, avec une touche d'huile d'olive, de citron jaune, d'abricot rouge ou encore d'amande de Provence. De quoi égayer le moment du café.


lundi 21 juin 2010

Aigua de València


Cette spécialité de la région de Valence nous a été ramenée par ma sœur lors de son séjour en Espagne. Apéritif à bas de Cava (champagne, ou vin mousseux), jus d'orange, et éventuellement vodka et gin, l'Aigua de València est très prisée par les espagnols, qui la consomment aux terrasses de cafés en début de soirée. Très rafraichissante, cette boisson surprend au début par son amertume, mais se laisse apprécier par la suite, ici accompagnée d'un délicieux mélange d'olives de chez Izraël, incroyable épicerie de la rue François-Miron à Paris (4e). S'ensuivera un filet mignon déglacé au confit de cerises de ma maman, et d'une superbe purée du dernier potimarron rescapé du congélateur (non je n'ai pas bousté les couleurs, elle avait bien ce surprenant teint safrané).