dimanche 11 novembre 2012

Filets de rougets à la tapenade & purée à l'huile d'olive

Revisiter les produits grecs dans la gastronomie française traditionnelle : une idée intéressante à l'initiative de L'Organisme National des Exports de la Grèce (HEPO), présent au SIAL, salon qui se tenait au mois d'octobre à Paris. J'ai longtemps hésité entre réaliser une entrée, ou un plat, et mon choix s'est porté sur une recette au goût provençal, avec un poisson de saison : des filets de rougets, tapenade et miettes de crumble, et une purée maison à l'huile d'olive.



Pour les filets de rougets & tapenade
4 filets de rougets (pour 2 personnes) / 40 g de tapenade d'olives noires (la mienne : Amvrosia) / 2 cuillères à soupe d'huile d'olive (Vranas Olive Press Museum, provenant de la "Agriela", oliviers sauvages) / mélange d'herbes à poisson (fenouil, cardamome, baies roses, céleri)
Dans une poêle chaude, verser l'huile d'olive, y déposer les filets de rougets côté peau, les faire saisir, puis les retourner et faire cuire quelques minutes. Réserver. (Dresser ensuite avec la tapenade, selon l'envie, sur le poisson, ou à côté).

Pour les miettes de crumble
8 croquants aux amandes (Sitian Mill, délicieux biscuits crétois bio) / 2 cuillères à soupe d'huile d'olive
Dans un bol, écraser grossièrement les croquants, ajouter l'huile d'olive, mélanger.

Pour la purée à l'huile d'olive & au romarin
800 g de pommes de terre / 10 cl de lait / 10 cl de crème fleurette / 2 brins de romarin / 2 cuillères à soupe d'huile d'olive / fleur de sel / baies roses 
Cuire les pommes de terre entières 30 minutes dans une casserole d'eau bouillante salée. Les égoutter puis les peler, écraser à la fourchette ou, mieux, les passer au presse-purée. Remettre les pommes de terre ecrasées dans une casserole sur feu tres doux tout en incorporant le lait, la crème et l'huile en remuant. Ajouter le romarin, saler, broyer quelques baies roses sur le dessus et verser un filet d'huile. Pour rendre votre purée encore plus gourmande, vous pouvez y déposer quelques copeaux de fromage de brebis grec au moment de servir.


vendredi 9 novembre 2012

Une page (culinaire) se tourne




Quelle ne fut pas ma surprise (et un fort pincement au cœur) le jour où j'ai appris que l'une de mes adresses préférées du quartier allait fermer… trois jours plus tard. Sous aucun prétexte je n'aurais manqué la dernière soirée des Banquettes, ce petit bistrot chaleureux et convivial du quartier d'Aligre ouvert il y a quelques années par mes amis Xavier et Sébastien. Le restaurant proposait une carte du jour variant selon les produits du marché, terriblement inventive. Une soirée d'adieu riche en émotions, joyeuse et triste à la fois, avec tous les habitués… L'occasion de partager, une dernière fois, notre table, et fêter dignement la fin d'une belle aventure et de doux moments passés en bonne compagnie… Je regrette juste de n'avoir pu y prendre un dernier brunch tant le lieu s'y prêtait et rendait les dimanches plus gais…



lundi 22 octobre 2012

London Calling. Angel, l'automne so british et le Red Velvet

Dernier séjour en date, Londres. Tellement longtemps (je ne préfère pas être trop précise, mais bien quinze voire vingt ans) que je n'y étais pas allée. J'ai redécouvert la ville avec un œil neuf. Enchantée, surprise, ébahie. J'ai apprécié la diversité de la ville de par ses quartiers, le savoir-vivre, l'étonnement à chaque coin de rue, la qualité de vie de cette ville dense et pourtant si verte et parfois si calme dès que l'on sort des sentiers battus. Point de chute, Angel, dans le district londonien d'Islington. Commerces de proximité, quartier résidentiel paisible à tel point que l'on se croirait en lointaine banlieue. Les renards errent près de l'église la nuit, les écureuils et les chats se promènent de jour. Les arbres se parent des couleurs de l'automne, les canaux ne sont pas loin. 

 Petite découverte à mon actif, The Humming Bird Bakery, institution renommée entre autres pour ses cupcakes (je souligne que j'ai goûté mon premier cupcake en mai à Berlin). Le Red Velvet Cupcake bat tous les records. "Deep red vanilla cake with a light taste of chocolate, topped with cream cheese frosting", pas de mots plus explicites qu'en anglais pour traduire. Un délice.


The hummingbird bakery,  The Angel Building 405 St John Street, London (district Islington)


J'ai un faible pour les petits-déjeuners salés. Après Berlin et Amterdam, Londres est The place to be : crumpets au cheddar, bacon et œuf au plat, accompagnés de beans (haricots blancs cuits dans une sauce tomate aromatisée), préparés tous les matins par mon (mes) hôtes. De quoi attaquer la journée en forme. Bonheur.


vendredi 19 octobre 2012

Or noir et diamant blanc

Je vais me faire rare les semaines à venir, étant pas mal en transit, et débordée par ailleurs… je vous invite donc à suivre les quelques dernières actus sur la page [fb] melopapilles.

Beaucoup de posts ces derniers temps de voyages et d'évènements, mais c'est un peu mon quotidien, et cuisiner se fait rare… Comme je n'ai rien d'autre à vous proposer pour le moment et qu'il faut bien faire vivre un peu le blog, je voulais partager avec vous les photos de ce très joli coffret au design et au graphisme remarquables, que j'ai découvert lors d'une dégustation à l'Hôtel Édouard VII. Il contient du Caviar des Pyrénées et de la Vodka Strix. Très chic, métallique, cette boîte en laiton, bois laqué, cuir et inox ajouré, a été réalisée par la créatrice Marine Breynaert. Une pure œuvre d'art. La Vodka Strix est française, biologique, et le graphisme de la bouteille est réalisé par Roxane Lagache (qui a créé l'identité de l'Épicerie Générale, laquelle est à l'origine de ce duo de choc). Le Caviar des Pyrénées est lui issu de production écologique au cœur de la montagne française, aussi surprenant que cela puisse paraître. Trois affinages étaient proposés lors de cette dégustation précédée d'un shot de vodka : celui de la pêche d'automne 2011, celui de la pêche de printemps 2012 et celui de la pêche d'été 2012, aux goûts incroyablement différents. Celui d'automne, assurément mon préféré, se rapproche du caviar russe, et est terriblement iodé, un régal. Unique et d'exception, le coffret est, bien sûr, réalisé en édition limitée et sur commande.


L'Épicerie Générale, 43 rue de Verneuil, Paris 


mardi 25 septembre 2012

Sweet Attitude

Je ne suis pas à proprement parler un bec sucré. Mais je suis gourmande et ne suis jamais contre croquer dans une bonne pâtisserie. Surtout lorsqu'il s'agit d'une dégustation à l'atelier de Cyril Lignac, Cuisine Attitude, afin de découvrir ses nouvelles créations. Situé dans un petit coin privilégié de Paris que j'affectionne particulièrement de par son charme et son calme, à deux pas du Carreau du Temple, cet atelier nous ouvre ses portes sur une entrée accueillante et graphique (une superbe réalisation de pastels de l'artiste Philippe Baudelocque habille le mur couleur ardoise). Je suis immédiatement séduite par le lieu qui se révèle lumineux sous sa grande verrière, raffiné, avec un design élégant et moderne. Nous sommes reçus par le Chef en personne, jovial et enthousiaste, impatient de nous faire goûter ses nouvelles pâtisseries.
 
Je vais tout d'abord vous parler de mon coup de cœur de cet après-midi gourmand. La Forêt Noire (chocolat et griotte) m'a réellement convaincue. Au poudré impeccable, son moelleux laisse rapidement place à un intérieur croquant en strates de chocolat. Une consistance impeccable. Un régal ! Et puis, c'est si beau à regarder…



Le propos de cette dégustation était, à l'origine, de nous faire découvrir la bûche de Noël de la maison Lignac pour cette année, Le Cubissime. Autant le dire tout de suite, les bûches et moi, ça fait deux (je vous l'avais déjà dit…). Mais la curiosité et la gourmandise l'emportent toujours, et je n'ai pas pu résister à cette bûche enneigée, dont j'ai apprécié le cœur coquant amandes, poires et praliné, enrobé de mousse de marrons et crème légère à la vanille Bourbon, contour trop présent à mon goût. On regrettera juste de ne pas la voir en magasin vendue en parts individuelles, spécialement préparées pour l'occasion. Pour y goûter, il vous faudra donc être nombreux ! (bûche pour 8 personnes). Cependant, chaque part aura donc moins de mousse, ce qui me convient mieux, finalement.

À disposition également, des confitures (Abricot Vanille-Amande / Fraise Basilic, Framboise Anis vert / Cerise Cannelle Cassis) à déguster sur une tranche de cake à la farine de châtaignes, des macarons (celui aux deux citrons est à tomber !), l'éclair à la figue de Solliès, l'excellence même de la figue violette aux dires de Cyril Lignac (et on le croit, assurément, et puis, on le sait aussi, vaguement), le Gâteau des Rois aux fruits confits et à la fleur d'oranger, préparé selon la tradition provençale… Autant dire que je n'ai pas goûté à tout ! On sent chez notre hôte un homme passionné et généreux. Originaire de l'Aveyron, baignant d'ordinaire dans la cuisine de bistrot, il se lance dans la pâtisserie au côté de son chef pâtissier Benoît Couvrand, lequel parviendra à proposer une gamme sucrée à la hauteur de ses espérances. Une "attitude sucrée" qu'il s'amusera à utiliser par la suite dans la cuisine de ses restaurants (Le Quinzième, Le Chardenoux, …), associant confitures et plats au gré de son inspiration.

J'ai découvert, ce jour, de jolies créations qui me rappellent la haute-couture, avec la présentation de cette "collection automne/hiver 2012". Je n'aime pas trop, d'ordinaire, mettre en avant des marques sur mon blog, (et pourtant j'avais parlé d'un certain Le Nôtre et même d'un Pierre Hermé…), faire de la publicité n'est pas du tout mon truc, surtout version sucrée car je suis souvent déçue par les pâtisseries qui ne sont pas faites maison, mais j'avais envie de vous faire partager ce doux moment. Habitant à deux pas de la pâtisserie by Cyril Lignac rue Paul Bert dans le XIe, je songerai à faire plus souvent un détour par cette rue pourtant si gastronomique que je n'emprunte pas assez, et pousser sa porte afin de prolonger le plaisir que m'a procuré cette Forêt Noire… 


Cuisine Attitude, 10 Cité Dupetit-Thouars,  Paris IIIe



vendredi 21 septembre 2012

Petit bol de riz & furikake

Le furikake est un condiment qui se saupoudre sur un bol de riz. Mélange d'algues (varech), sésame, légumes et sel, il parfumera votre riz et lui donnera la saveur de ceux que l'on trouve au Japon. C'est là (et dans les restaurants de la rue Sainte-Anne) que j'ai découvert un autre plat à base de riz, l'oyako don et depuis j'en fais souvent, en les accommodant à ma façon selon ce que je trouve dans mes placards. À l'origine à base de poulet, il peut se faire avec du bœuf, ou tout autre viande émincée, et s'assaisonne d'un mélange de sauce soja, dashi et mirin. La particularité de ce plat est de casser au dernier moment un œuf dans le bol une fois le riz et le poulet (et oignons) cuits. Pour mon petit bol de riz au furikake, j'ai mis dans l'eau de cuisson du riz basmati de la poudre de curry. J'y ai également versé un œuf, afin de rendre le plat plus consistant (et puis c'est tellement bon !). L'œuf cuit immédiatement avec la chaleur du plat. J'ai ensuite saupoudré d'une grosse cuillère à soupe de furikake, ramené directement du Japon par mon amie Tose. Vous en trouverez dans toutes les épiceries japonaises, et même parfois asiatiques.


Pour le petit bol de riz & Furikake (pour 1 bol) 
1/2 cup de riz (150 g) / 2/3 de cup d'eau bouillante salée (200 ml) / 1 cuillère à soupe d'huile d'olive ou autre / 1 ou 2 grains de poivre sishuan / 1 cuillère à soupe de furikake / 1 cuillère à café de poudre de curry / 1 œuf

Faire chauffer dans une petite casserole l'huile d'olive, y verser le riz (rincé ou non selon les goûts), remuer jusqu'à ce qu'il devienne translucide. Verser ensuite l'eau bouillante salée, et la poudre de curry, laisser cuire jusqu'à complète absorption de l'eau (environ 10 minutes). Mettre le riz cuit dans un bol, saupoudrer de furikake et d'un ou deux poivres de sishuan effrité. Casser votre œuf dans le bol (certains préfèreront ne mettre que le jaune pour que ce soit moins "gluant"). Remuer et déguster.